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Tourisme solidaire - Tourisme équitable

 
ENTRETIEN sur le TOURISME SOLIDAIRE avec Croq'Nature (suite)
(décembre 2006
)

Croq'Nature

Croq'Nature BP 12 - F65400 Argelès-Gazost Cedex - FRANCE tél.:  (33) (0)5 62 97 01 00 - fax: (33) (0)5 62 97 95 83.
contact: croqnature@wanadoo.fr


6. Etes-vous partisan de la publication sur les sites des agences de voyages solidaires de témoignages de voyageurs, au-delà des quelques phrases de contentement ou de remerciement que l'on peut lire parfois sur certains sites et qui ressemblent davantage à des slogans qu'à de véritables analyses ? Y voyez-vous un éventuel avantage pour le public néophyte ou ayant simplement besoin légitimement d'être rassuré sur ses choix ? Dans votre cas, quels sont les retours des visiteurs du site sur les vidéos que vous proposez en lecture ? Conseilleriez-vous à vos confrères d'utiliser aussi de tels supports ?

Sur notre site, les voyageurs peuvent consulter tout notre rapport d’activités et d’actions. Si cela s’avérait être un mensonge, il existe la répression des fraudes pour publicité ou informations mensongères.
Je remarque que 80% des agences qui annoncent qu’ils font du tourisme solidaire n’écrivent rien de concret sur leurs actions sur le terrain.

7. Que pensez-vous des prix pratiqués par les associations de tourisme solidaire ? De quelle façon faut-il établir une comparaison avec les tarifs que propose le tourisme de masse ? La part prélevée sur le montant des séjours pour les actions locales , en règle générale de 6% (est-ce votre cas ?), justifierait-elle une éventuelle rigueur dans les tarifs proposés (absence de promotions par exemple) ?


Le prix de vente d’un voyage comprend l’avion, la prestation et les salaires ainsi que La marge de l’association ou agence. Tout ce détail doit être transparent. Sur notre site, nous affichons clairement cette répartition. Nos tarifs se justifient par la rémunération juste de nos prestataires et par les 6% de la part consacrée au développement, qui donne tout son sens au voyage. La marge des associations de tourisme solidaire n’est pas reversée à des actionnaires mais reste entièrement disponible pour faire vivre la structure et développer ces actions.

8. Vivez-vous une relation privilégiée avec vos "clients", avec les populations locales et avec les organisations diverses opérant sur place, telles que les ONG ? Et avec les autres acteurs du tourisme solidaire ? Confrères ou concurrents ? Comment s'établit la communication entre tous ces intervenants ?

Oui bien sur, nous vivons une relation privilégiée avec nos « clients » car c’est une relation fondée sur des valeurs communes et la confiance. Les populations locales sont souvent des amis et le lien ne s’arrête pas à une stricte relation commerciale. Avec les concurrents (Agences), nous avons des relations courtoises avec certains et pas de relation avec d’autres. Avec les autres associations de tourisme solidaire, nous sommes solidaires. Nous avons créé une association commune ATES (association de Tourisme Equitable et Solidaire) rassemblée dans la fédération UNAT.

9. Comment évaluez-vous déja les résultats de votre démarche dans les régions où vous intervenez ? Comment choisissez-vous ces régions ?
Quelles sont vos règles pour ne pas perturber les communautés ? Qu'apporte sur place une action telle que la votre, matériellement et humainement ?


Les rapports depuis des années détaillent les améliorations engendrées par nos voyages. la liste est longue.
Pour nous virgule les partenaires et destinations sont l’Afrique Saharienne et le Maghreb. Les nouveaux partenaires sont souvent le résultat du pur hasard et sont maîtres d’œuvre des prestations. Ils sont gestionnaires du projet touristique et de la vie de la communauté. Ce sont eux qui le savent le mieux.

10. Comment voyez-vous l'avenir du tourisme solidaire ? Tiendra-t-il ses engagements ou risque-t-il d'être victime de son éventuel succès ? Que doit-on lui souhaiter ?

Ce sont les voyageurs qui achètent leur voyage. C’est à eux d’être vigilants et exigeants.
Le bio a connu la même histoire. Aujourd’hui il y a bio et bio plus ou moins exigeant mais avec un minimum.
Le tourisme solidaire a aussi pour vocation de faire prendre conscience des problèmes, de prouver qu’on peut faire beaucoup mieux et ainsi faire évoluer l’ensemble des relations commerciales et humaines.
Il deviendra ce que les acteurs et les voyageurs en feront.



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