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Tourisme solidaire - Tourisme équitable

 

Nous avons décidé de recueillir des retours d'expériences pour mieux guider les voyageurs dans leur choix d'un opérateur ou simplement pour faire connaitre la réalité d'une expérience de voyage solidaire....

12) Reçue en mars 2009 (concernant février 2009 au Pérou)

1- Choix du voyage
Présentez-vous ainsi que le voyage effectué et les raisons de votre choix.

Ingénieur environnement, j’ai toujours été passionnée par le développement durable qui m’a mené à mon métier, et les cultures étrangères. La conjonction de ses deux intérêts se traduit par le tourisme responsable. Je souhaitais faire un voyage responsable, proche des populations, avec la découverte de site uniques au monde et le Pérou est une destination qui me plaisait ce qu’évoquait en moi la culture inca.

2- Implication des populations locales au niveau de la proposition touristique (organisation, activités, hébergement, repas)
Les populations locales rencontrées vous ont-elles semblées actrices de leur projet de tourisme ou figurantes d'un projet extérieur ?

Les populations locales m’ont parues impliquées, notamment la famille Rivas à Yucay et la famille de Venancio à Paramis. Nous avons, à plusieurs reprises, fait des activités en commun (cuisine, pêche, danses, etc.). Nos guides péruviens, Erick et Walther, ont été complètement acteurs du séjour, faisant le trait d’union entre les familles d’accueil et les voyageurs.

3- Implication des populations locales au niveau des projets de développement locaux financés par 6% du prix de votre séjour
Les populations locales rencontrées vous ont-elles semblées actrices de ces projets ou peu impliquées dans la réalisation de ceux-ci ?

Notre guide francophone, Erick, nous a semblé acteur des projets de la vallée sacrée, dans la mesure où il les connaissait et qu’ils sont sur le territoire de sa commune ou à proximité, mais nous n’avons pas pu voir ces projets de près, pour cause de vacances scolaires et de pluie sur les sommets.
Notre guide du lac Titicaca, Walther, avait l’air très impliqué et même moteur dans le projet de reforestation à Paramis. Nous avons pu planter nous même des cyprès avec le chef de notre famille d’accueil et les baptiser, le tout consigné précieusement dans un cahier. Des photos de nos arbres nous ont même été promises !

4- Rencontre et échange
Concernant ces populations, avez-vous eu l'impression d'avoir des contacts plutôt naturels ou plutôt intéressés ?

Les contacts ont été majoritairement très naturels : les familles d’accueil s’inquiétaient de notre santé, de notre bien-être.
Seuls les marchés organisés expressément pour nous nous ont gênés ; nous leur étions reconnaissants de nous présenter le fruit de leur travail, mais nous sentions un peu obligés d’acheter quelque chose.

5- Répartition des bénéfices
En considérant l'ensemble des acteurs du circuit, vous a-t il semblé que celui-ci générait des bénéfices plutôt à un nombre restreint de personnes, ou ce séjour semble-t-il plutôt construit au profit du plus grand nombre ?

Le voyage génère des bénéfices à un grand nombre de personnes sur place : 4 familles d’accueil au total, 2 guides, 1 coordinatrice, 1 chauffeur, 1 capitaine, des taxis, des projets de développement, des déjeuners dans diverses communautés, l’achat d’artisanat local en grande quantité (marchés, potier, etc.), des cérémonies et des fêtes organisées, des promenades (barque à Paramis), des explications (Taquile) et des visites (Iles flottantes), rémunérées directement auprès des familles… et même la nourriture locale achetée aux marchés des villages.

6- Taille des groupes
La taille de votre groupe a-t-il eu une influence sur l'ensemble du déroulement du voyage
?
La taille du groupe (5 voyageurs) fut parfaite pour profiter à souhait de notre guide en lui posant toutes les questions désirées et prendre de la distance quand nous le souhaitions.

7- Accompagnateur
La présence d'un guide latino-américain vous réceptionnant à l'aéroport permet d'abaisser le prix du voyage tout en générant des retombées plus importantes dans le pays d'accueil. Cette solution vous-a t-elle semblée plutôt pénalisante ou plutôt apporter une plus-value au voyage ?

La présence d’Erick a été le point clef de la réussite du voyage. Il représente la culture locale, a grandi au Pérou, vit sur place, ce qui lui permet de répondre à tous types de questions, culturelles, historiques, etc. Il nous permet aussi d’échanger sur les différences avec la culture française, qu’il cherche aussi à connaître. Le plus difficile pendant les adieux était de penser que nous nous séparions de lui, avec qui nous avons noué des relations fortes, plus que de quitter le Pérou en lui-même.

8- Charte
Avant de partir, vous avez signé la charte de Culture Contact, corédigée avec ses partenaires latino-américains, qui engage les co-rédacteurs et les voyageurs. Pourriez-vous la commenter et juger, ou non, de sa pertinence ?

« Proposer des voyages avec un impact touristique réfléchi » et « Veiller au maintien de l'équilibre local » trouve ses limites avec la mise en place de folklore pour les touristes. Cela ne détruit-il pas l’équilibre social local ?
En tant que voyageur, « la gestion réfléchie des déchets » consistait simplement à mettre à la poubelle nos déchets, peut-être la formule est-elle trop vague car nous nous sommes demandé quelle en était la signification.
Il nous a été malheureusement difficile de refuser à chaque fois une pièce aux enfants nous réclamant un sol pour une photo prise, même si nous avons pris conscience que nous encouragions la mendicité de cette façon. Peut-être faudrait-il le préciser, car nous ne savions pas si nous devions ou ne devions pas donner ces aumônes.

9- Profil du voyageur
Pour apprécier un tel voyage, quelles sont les qualités que devrait, selon vous, avoir tout postulant ?

Aimer le dialogue, être curieux, ne pas craindre un confort simple, avoir quelques notions d’espagnol pour des échanges plus faciles, être écocitoyen et respectueux des personnes et des lieux.

10- Choix du voyagiste
Pour proposer de tels voyages, quelles qualités essentielles doit avoir une association ou une agence ?

La transparence, le sérieux dans l’organisation, le souci de développements solidaires utiles, l’amélioration continue et l’éthique du tourisme responsable.

11- Le tourisme équitable et solidaire
Dans le cas d'un tel voyage, pensez-vous qu'il y ait une réelle place en France pour ces propositions qui se veulent alternatives ?

Nombreuses gens ne pensent pas à ce genre de voyage et imaginent l’étranger comme la succession d’hôtels et de visites de sites et musées. Ce tourisme trouve sa place parmi des personnes curieuses de connaitre des modes de vie simples et proches de la nature et qui souhaitent être utiles à quelque chose (vision un peu « humanitaire » sous une forme plus profitable aux deux parties).
Il tend à se développer aussi dans la mesure où les voyageurs d’aujourd’hui cherchent peut-être plus la qualité que la quantité.

 

Prénom (s) : Bénédicte
Mois, année et pays de voyage : Février 2009, Pérou

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Évaluation 13

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