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Tourisme solidaire - Tourisme équitable

 
ENTRETIEN sur le TOURISME SOLIDAIRE avec D.E.P.A.R.T.S (suite)
(février 2007
)

D.E.P.A.R.T.S
(Développer des Echanges et des Projets d’Actions Rurales en Tourisme Solidaire)

DEPARTS BP 20008
13350 CHARLEVAL
tel 04 42 28 58 12
mail : associationdeparts@yahoo.fr
www.departs-voyages-solidaires.com

7. Pourrez-vous librement choisir de nouveaux partenaires ou êtes-vous exclusivement lié aux décisions de L'UNAT et d'ATES par exemple ?

Le rôle de l'ATES ou de l'UNAT n'est pas de décider des destinations de voyage des associations adhérentes, mais de nous aider à améliorer les critères de choix, de suivi de projet et aussi de mettre en place une communication commune.

8. Qu'est-ce que la Charte "Transverses" et pourquoi avez-vous choisi de l'adapter ?

La charte que nous avons adoptée est celle établie par l'association Transverses qui a beaucoup travaillé sur les relations touriste-habitant, nous l'avons légèrement modifiée pour qu'elle soit bien adaptée au public que nous touchons.

9. L’association D.E.P.A.R.T.S organise des manifestations d’information et de sensibilisation aux problèmes de développement et d’inégalité Nord Sud. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Nous ne voulons pas seulement accompagner nos adhérents qui ont la chance de pouvoir payer un voyage de 2000 euros env. Notre objectif est aussi de sensibiliser les populations de nos villages en France au développement, à la culture des régions où nous allons. Nous avons des activités de parrainage d'enfants du Népal, en partenariat avec Ganajala School. Nous démarrons une action de micro prêts pour des femmes des campagnes en Colombie, en partenariat avec un groupe d'étudiants en économie à Bogota.

10. Qu'est-ce que le journal "DEPARTS info" ? Comment se le procurer ?

Le journal DEPARTS info est une brochure trimestrielle qui contient des articles d'adhérents-voyageurs, une revue de presse sur les régions visitées, le programme des activités à venir. Le journal est distribué sur les stands de salons ou peut être téléchargé à partir de notre site. On trouve des compte rendus de voyage sur le site.

11. Que pensez-vous des prix pratiqués par les associations de tourisme solidaire ? De quelle façon faut-il établir une comparaison avec les tarifs que propose le tourisme de masse ? La part prélevée sur le montant des séjours pour les actions locales, en règle générale de 6% (est-ce votre cas ?), justifierait-elle une éventuelle rigueur dans les tarifs proposés (absence de promotions par exemple) ?

Les prix pratiqués par DEPARTS sont plus élevés que les prix d'appel du tourisme "classique " (de masse) pour des destinations telles que l'Afrique du Nord, mais le contenu du voyage n'est vraiment pas comparable. Pour des destinations plus lointaines, nos prix sont concurrentiels et même plus économiques. Notre problème est que le vol coûte 50% du voyage. Nous arrivons à dégager facilement 6% du voyage pour des projets solidaires. Quand on devra financer totalement un emploi, il nous faudra plus de voyageurs pour arriver à avoir 6% pour financer des projets.
Notre objectif solidaire est de travailler avec des communautés villageoises. Ne pas "donner pour un projet" mais échanger contre un service, l'hébergement, l’accompagnement, les repas. C'est ce que nous faisons au Pérou, Maroc, Brésil.

12. Pouvez-vous nous parler de votre proposition tout à fait originale : la carte de parrainage voyageurs distribuée aux adhérents qui ont la fibre commerciale ?

Nous avons de fidèles adhérents voyageurs qui parlent de nos voyages à leurs amis et pour les encourager à être nos « meilleurs commerciaux ». Pour 10 voyageurs trouvés hors de notre réseau, l’association leur offre un voyage gratuit de 2000 euro maxi. Ils connaissent l'esprit de nos voyages, la qualité de l'hébergement, les difficultés de la randonnée et ils ont leur propre réseau d’amis randonneurs-voyageurs que nous ne pouvons joindre seulement par une plaquette.

13. Que pensez-vous du discours qui reproche aux voyageurs solidaires de brûler du kérosène en prenant l'avion ? Peut-on imaginer sérieusement un tourisme solidaire futur qui en tiendrait compte ou est-ce un faux débat ?

Cela me perturbe parfois, mais je vois bien que nos voyageurs partiraient avec des T.O classiques. Donc ce n'est pas l'arrêt de notre activité qui laissera les avions au sol. Nous nous justifions en disant que nous participons à la réalisation de projets de développement locaux. Nous réfléchissons à l’organisation de voyages à pieds « responsable » dans des régions de France ou pays proches Espagne Portugal, Italie, ... et dont une partie du budget serait utilisée dans des projets solidaires pour le sud ou ici.

14. Comment voyez-vous l'avenir du tourisme solidaire ? Tiendra-t-il ses engagements ou risque-t-il d'être victime de son éventuel succès ? Que doit-on lui souhaiter ?

Beaucoup de monde parle de T. S., des T.O vont proposer des voyages solidaires, et s’ils mènent des actions solidaires, ce sera bien pour les peuples du sud, ce sera une bonne pub pour ce type de tourisme, cela amènera une réflexion des voyageurs habituels des T.O sur les dégâts causés par le tourisme, sur la richesse de la rencontre, ils deviendront peut-être voyageurs de nos associations. Maintenant il faudra vérifier la qualité de leur solidarité. Et à nous petites structures de montrer qu'on est vraiment solidaires.
Il faut souhaiter que dans les régions où nous accompagnons des voyageurs, les habitants comprennent bien que le revenu du tourisme doit rester complémentaire de leur revenu agricole. Sinon, une fois encore on se sera trompé.

MERCI

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